L'église du Saint Rédempteur

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Cristovil fait rien qu'à critiquer

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cristovil
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MessageSujet: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Dim 23 Sep 2007, 18:47

Dowb By Law




Un film de Jim Jarmush. Avec Tom Waits, John Lurie et Roberto Benigni



Il y a Zack, un DJ viré pour la énième fois et plaqué par sa petite amie.




Il y a Jack, un mac légèrement poseur mais correct avec ses filles.




Tous les deux se font piéger et se retrouvent à partager la même cellule dans la prison pourrie du coin. Ils sont rejoints par Roberto, un italien qui baragouine un anglais approximatif et qui possède un don certain pour énerver tout le monde.




Ces trois personnages, que rien ne relie entre eux, vont devoir apprendre à vivre ensemble.




L’intrigue a une importance toute relative. Rien à voir avec ces scénarii ultra écrits, avec mille rebondissements artificiels. Aucunes explosions, pas de meurtrier psychopathe à démasquer. Pas de fins à tiroir pour nous égarer. Pas de poursuites en bagnoles.

Jim Jarmush filme à la cool. Il épouse le tempo du lieu où se déroule l’histoire, la Nouvelle Orléans. Mais cette nonchalance apparente ne signifie certainement pas mollesse. Juste il prend son temps. Alors, aux adeptes des films épileptiques façon vidéo-clips, abstenez-vous ! Dans un noir et blanc somptueux, Jarmush nous montre des personnages qu’il rend réels et crédibles. Ils ne sont pas particulièrement sympathiques et rien n’est fait pour nous les rendre plus aimables.

Par la force des choses, nos trois larrons devront cohabiter…

Jarmush ne fait pas de psychologie. Il nous décrit ces marginaux sans aucune complaisance, mais sans les juger non plus. Par petites touches et autres subtiles notations, sans employer de facilités scénaristiques ni trucs déloyaux pour chercher à manipuler notre jugement, il nous décrit les rapports complexes qui les unissent.

Pas de bons sentiments larmoyants. Jamais d’apitoiement. Et c’est justement cette distance qui finit par créer une empathie avec les personnages.

La vraie découverte c’est Roberto Benigni, alors jeune. Il est formidable. Avec son bagout et sa naïveté, sa candeur, c’est lui le vrai héros du film. Il énerve tout le monde, il est sans cesse rabaissé au rang de taré congénital et pourtant c’est lui le vrai fédérateur de cette bien étrange association de malfaiteurs.


La mise en scène est d’une grande fluidité. La caméra, très mobile, suit les personnages et les enveloppe ou bien les colle au plus près dans les scènes d’intérieur. Jarmush utilise très peu de gros plans, ses cadrages très précis veillent à garder le plus souvent ses trois larrons ensembles dans le champ. En de somptueux mouvements d’appareil, il capte parfaitement la beauté de la nature lors de la fuite dans les marais.



Les premiers plans du film, suite de travelling latéraux qui nous font découvrir le quartier pourri où débute l’histoire, au rythme d’une musique nonchalante, nous plongent immédiatement dans l’ambiance.




Dès cet instant, on peut décider de ne pas aller plus loin dans ce film, car les premières images définissent parfaitement la tonalité de l’ensemble.




Si Down by law ne nous caresse pas dans le sens du poil et peut même sembler aride au premier abord, il évite parfaitement le réalisme glauque dans lequel il aurait pu sombrer. Au contraire, cette ballade, finalement chaleureuse envers ces paumés, ces exclus, s’autorise même des touches comiques parfois hilarantes.

C’est un cinéma qui place les personnages au centre, qui les laisse vivre et jamais ne nous impose une interprétation forcée.

A la fin du film, nous n’en savons guère plus sur eux. A nous de deviner quel sera leur destin.
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Will Munny
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Dim 23 Sep 2007, 20:35

Ah ben bravo ! C'est malin ! J'ai envie de le tél... euh de le mater ce film moi maintenant !!! :6547:
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Dim 23 Sep 2007, 22:05

c est bien critique Cristovil critique!!!

pureeeeeeeeeee!!!!!!

Citation:
Un film de Jim Jarmush. Avec Tom Waits, John Lurie et Roberto Benigni


c est comme pour coffe and cigarettes, le meme genre d images en plus ... :00025: ca a l air d assurer grave.
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Hitch
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Dim 23 Sep 2007, 22:46

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, monsieur CINEMA !
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Dim 23 Sep 2007, 22:58

une citation d'un autre film de Jarmush :

« Même si un samourai doit se retrouver brusquement la tête tranchée, il doit être capable d’accomplir encore une action, avec assurance. Celui qui devient semblable à un fantôme vengeur et témoigne d’une grande détermination, même si il a la tête tranchée, celui là, ne devrait pas mourir. »

Les histoires de tueur chelou et solitaires ca titille toujours un peu ! Léon... La sirène rouge... A chaque fois, une petite fille n'est pas loin de l'impitoyable tueur... Et puis " impitoyable " de easwood où là il n'y a pas de petite fille mais il y a la brutalité qui resurgit...
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cristovil
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Mer 26 Sep 2007, 13:00

Arizona Junior


Un film de Joel Coen


• Nicolas Cage : H.I. McDunnough
• Holly Hunter : Edwina McDonnough
• Trey Wilson : Nathan Arizona Sr (Huffhines)
• John Goodman : Gale Snoats
• William Forsythe : Evelle Snoats
• Sam McMurray : Glen
• Frances McDormand : Dot




H.I. est un délinquant minable, récidiviste et un tantinet paumé. Il fait la navette perpétuelle entre la prison et la liberté conditionnelle.



C’est là qu’il rencontre Edwina, une ravissante femme-flic.



Au fil des arrestations répétées, une tendre complicité finit par s’installer entre eux.
H.I. décide de s’amender afin de pouvoir épouser Ed. Le couple mène une vie précaire mais heureuse.



Jusqu’au jour où Edwina apprend qu’elle ne pourra jamais avoir d’enfants.



Non loin de là, un riche commerçant, le roi de la quicaillerie, annonce au monde entier la bonne nouvelle : la naissance de ses quintuplés. L’injustice frappe en plein cœur Ed et H.I.: ainsi, certains ont tout, argent et bonheur… alors que d’autres n’ont rien !



Une folle idée germe alors dans l’esprit de la douce Edwina, celle d’aller voler un bébé à cet arrogant personnage trop gâté par la vie. Bien admis qu’au bout du compte, il lui en restera encore 4 pour lui ! Logique imparable…

Pour Ed et H.I. les ennuis ne font que commencer…

Ce film, le deuxième des frères Cohen, est un pur délice, un pur délire, un film euphorisant et réjouissant. Tout est réuni pour notre plaisir.
Les acteurs pour commencer : Nicolas Cage, en looser coiffé en pétard et un brin lymphatique, est vraiment épatant. Il évite le piège qui aurait consisté à ridiculiser son personnage. Quand à Holly Hunter, en petite bonne femme montée sur ressorts, vive, pétillante, fragile et forte à la fois, elle est admirable.

Dans les seconds rôles, John Goodman et William Forsythe, les deux frangins passablement tarés, co-détenus de H.I. qui viendront perturber sa vie après leur évasion, sont terrifiants de débilité.



Sans oublier le couple d’amis, des beaufs tellement insupportables que l’on a envie de les claquer !

Le scénario ensuite. Les personnages sont bien typés, les péripéties nombreuses, l’humour un peu noir toujours présent. L’histoire, bien construite, va crescendo, traçant son implacable logique vers un dénouement sans temps morts.

La mise en scène pour finir. Très brillante, virtuose. Sens du cadrage, mobilité de la caméra, trouvailles visuelles, rien ne manque.
Les scènes du début, qui nous montrent le parcours minable de H.I., la rencontre avec Edwina, la vie dans la prison, sont autant de moments hilarants.

La scène de l’attaque ratée de la station service, la poursuite dans le supermarché, H. I. coursé par une meute de chiens, l’enlèvement du bébé, les scènes avec le chasseur de prime (apocalyptiques, c’est le mot), autant de morceaux anthologiques, de purs morceaux de cinéma jouissif.









Joël Coen maîtrise parfaitement son sujet, déroule la mécanique sans aucune fausse note et affiche un don certain pour le plan juste et la séquence bien torchée.

Le couple formé par Cage et Hunter aurait pu être caricatural, mais le réalisateur nous les rend attachants. On reste en empathie avec eux jusqu’au bout. L’arrivée des frangins fous vient dynamiter le récit, l’entrée en scène du chasseur de prime apporte sa dose d’inquiétude, et la lutte pour la possession du bébé est acharnée.







C’est ça le cinéma des frères Coen. Un mélange de folie, d’ironie, mais également une grande tendresse envers tous les paumés, les parias et les décalés.

Ce n’est pas leur meilleur film, mais on passe un super moment en compagnie de leur petit monde un peu déglingué.

Parfait remède au conformisme dominant, ce film des vilains petits canards de la pellicule apporte un vent de fraîcheur bénéfique dans un cinéma qui ne jure que par les effets spéciaux aussi sophistiqués que souvent creux et un politiquement correct un peu lassant.

La suite de la carrière des frères Coen confirmera tout le bien que l’on pensait déjà d’eux dès leur premier film.
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Mer 26 Sep 2007, 13:02

:mdr: oui je l ai vu excellent!!!!
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Will Munny
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Sam 01 Déc 2007, 13:58

Cristo, qu'est ce que tu penses de " Ghost Dog: The Way of the Samurai " de jarmush ? de " million dollar baby " de eastwood ?

et de " crying freeman " de gans ? et aussi de " les sentiers de la gloire "(Paths of Glory) de kubrick ? :drunken:


















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cristovil
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Sam 01 Déc 2007, 16:17

Putain will, tu veux me donner du boulot ou quoi?

Tout ça est prévu, mais comme je suis z'un peu fainéant ça tarde à venir.

Réponse vite fait, avant de faire mieux:

Crying Freeman: je l'ai vu il y a très longtemps à la télé. J'avais bien aimé, mais c'était avant que je découvre le ciné asiatique. Il serait intéressant de voir ce que j'en penserais aujourd'hui. Comme je suis un grand sentimental, j'avais bien aimé cette histoire de tueur qui tombe amoureux de celle qu'il doit tuer et s'attire beaucoup d'emmerdes à cause de ça.

Ghost Dog : Franchement j'ai beaucoup aimé. Il faut accepter la lenteur du récit, mais je me suis passionné pour la vie de ce tueur à gage qui vit selon le code d'honneur des samouraï. Forrest Whitaker est impecable (comme dab). Jarmush est le cinéaste de l'errance, et quand il fait un polar, ça ne ressemble à rien de connu.

Million Dollar Baby: Je trouve ce film magnifique et bouleversant. Les rapports entre le vieil entraîneur et sa boxeuse m'ont vraiment touché. Clint Eastwood nous les décrit tout en nuances, par touches subtiles.

Le film suit une trame proche de Rocky (mais beaucoup moins tape à l'oeil) jusqu'au drame qui vient bouleverser la donne. La dernière partie, plus sombre, est filmée avec beaucoup de pudeur et sans pathos, et j'aime bien la fin qui nous laisse dans l'incertitude.

Le procédé de la voix off, que je n'aime pas trop en général, trouve sa justification dans la dernière scène du film, et on comprend pourquoi c'est Morgan Freeman qui raconte l'histoire.

Comme dab la mise en scène de clint est sobre, élégante, fluide, avec un gros travail sur la lumière.
Les scènes de boxe sont filmées avec un grand réalisme et sans dramatisation inutile (le gros défaut des Rocky par exemple).

Les sentiers de la gloire C'est un film admirable. Toute la maîtrise de Kubrick. Les scènes dans les tranchées, avec les fameux travelling avant arrière qui seront la marque de style de Kubrick (notament Full Metal Jacket et Shining).
Les scènes dans le château avec les généraux, la manière dont il filme le procès avec des plans d'une précision quasi géométrique et glacée forment un contrepoint avec les séquences des tranchées, plus centrées sur l'humain. Kubrick filme cette honteuse parodie de justice avec une colère rentrée, et nous partageons le dégoût du capitaine face à l'attitude des hauts gradés.
.
La scène de l'assaut suicide, filmée caméra à l'épaule, est admirable.

La connerie des généraux fait froid dans le dos, et la scène finale est d'une grande émotion dans sa simplicité.
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Will Munny
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Sam 01 Déc 2007, 18:10

Ben dis donc ! J'suis pas décu du "voyage" ! En plus j'suis d'accord avec toi ! Mais faut quand même que je revois les sentiers de la gloire... ( mémoire de merde, pauvre cervelle ! :35411: ):00025:

Après le maître, les élèves s'expriment :
Mes opinions (qui sont des plus personnelles, limite j'raconte ma life ! :mdr:) sur ces films :

Crying freeman, c'est pas du "blockbuster", le casting est des plus modeste... En plus, c'est "inspiré" d'un manga que je n'ai jamais lu... Mais j'adore ! Quand je l'ai vu je devais avoir 20 ans et à cet age là, j'étais pas spécialement mature, j'aimais davantage les scènes d'action et le semblant de charisme du freeman, l'histoire d'amour entre yo et Emu ne m'émouvait guère... Aujourd'hui c'est plutôt l'inverse par rapport à ca... Par contre, le côté mystérieux, mystique, du freeman... " il escorte la mort "... ce côté presque surnaturel qui accompagne ce tueur qui pleure... ca, ca reste troublant et "bien foutu" pour moi...

Ghost dog, je suis content ! Ton post va m'aider à mieux m'exprimer lorsque je parlerais d'un film qui me semble "lent", je te cite : " Il faut accepter la lenteur du récit "... Oui, il est lent notre " chien fantôme" mais lui aussi, il a du "charisme" mais de manière plus simple que le freeman ! Il ne voltige pas autour des lames, il ne flirte pas avec les balles, il n'a pas la même "aura" qui l'accompagne dans ses funestes activités que le tueur des fils du dragon... Activités liées à un code "d'honneur" qui semble relativement stricte et à une ascèse quotidienne ponctuée par une voix off nous révélant un peu des préceptes liés à la voie du samouraï... Evidemment, un esprit tatillon ferait remarquer qu'un samouraï est surtout un soldat plus qu'un assassin ! Hors dans l'histoire qui nous est présentée, ces activités ressemblent à celles d'un tueur puisqu'il y a un système de "contrat" ! Mais c'est justement ca que j'aime dans ce film, quelque part, on s'en fiche qu'il soit samouraï ou ninja ! On peut aussi apprécier les gueules des mafieux italiens, pour l'une d'elle, ca vaut le détour !



Il y a quelque chose de chelou, de zarbi dans ce film, c'est lent, calme, mais j'adore !






Million Dollar Baby, un film très très marquant pour moi qui suis plus que "frappé" par le noble art... Car il faut le dire, sans vraiment m'y connaître en boxe, je trouve que eastwood, même s'il apporte en filigrane une goutelette presque nauséabonde à son histoire, rends hommage à ce sport, que dis-je, à ce combat contre sois même qu'est la boxe... Je ne passerais pas sur les rapports entre la boxeuse et son coach, c'est fort, c'est beau, c'est touchant... Dans une moindre mesure(quoique...), le personnage incarné par morgan freeman est lui aussi très émouvant !

Et puis cette philosophie qui nous est narrée... Génial ! " y'a rien de naturel en boxe, quand on veut aller à gauche on fait un pas à droite, et vice versa..." j'adore ! Ca semble aller contre le bon sens, mais... justement ! Boxer, ce n'est pas faire preuve de bon sens ! La boxe, comme la vie(sauf que dans la vie, on récolte pas que des coups ! ), c'est dure, trop parfois, ce film nous le rappelle...

Malheureusement, il y a ce petit quelque chose qui vient assombrir le film dans le mauvais sens du terme... Une sorte de morale qui semble vouloir nous rappeler combien les pauvres peuvent être des salauds(ce qui est vrai !), et combien un individu exploité(je penses au personnage Eddie Scrap-Iron Dupris)et victime d'un système, de conditions socio-ethno-professionnelles "difficiles"...est finalement le seul responsable de ce qui lui est arrivé(ce qui est faux !)...

Ce n'est pas la première fois que morgan freeman me renvoit à une vision un peu pourrave au niveau " morale " ! ( voir "bruce tout-puissant " ) Mais à part cette petite observation pas bien méchante, le film reste pour moi un petit chef d'oeuvre !




Pour " les sentiers de la gloire ", honnêtement, faut que je le revois !!! Mais c'est vrai que ce film m'a fait forte impression ! La bêtise humaine des généraux est révoltante... Kirk douglas m'a marqué mais faut que je le revois pour pouvoir mieux en parler ! :6354:
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Sam 01 Déc 2007, 18:52

En gros je suis d'accord avec toi.
En plus on colle sur les films notre vécu et notre sensiblilité. C'est pour ça que parfois on peut être ému par un navet "qui nous parle".

Pour crying freeman: je ne m'en souviens pas bien. ça date un peu. je me rappelle de beaux combats bien filmés, mais comme je l'ai dit, le cinéma asiatique est passé par là depuis et peut-être que le film de Gans risque de souffrir de la comparaison.

Ghost Dog: le portrait des mafieux est impayables. on est loin du parrain. ils ont l'air un peu minables ces durs, certes dangereux mais tellement pathétiques au fond. C'est l'anti Scorcese par excellence. J'ai vu le film e nVO, et j'ai été gêné par le personnage du français (pourtant interprété par un acteur français: Isaac de Bankolé). Quelque chose dans sa manière de parler ne me semblait pas naturelle.

Sur le Eastwood: le portrait de la famille de la fille est ce qui m'a le plus gêné effectivement. Il y a un côté caricatural. Eastwood nous les rend antipathiques pour mieux nous faire ressentir la force du lien qui existe entre lui et la fille. C'est ce qui est le plus touchant dans le film. Le personnage de la boxeuse m'a ému, son côté opiniâtre. Cette façon désespérée de s'obstiner envers et contre tout. Tout ce qui s'éloigne des ces deux personnages me plait moins. Eastwood nous avait déjà fait le coup dans Un monde parfait où l'on attendait avec impatience que l'histoire revienne sur Costner et le gamin.

Le film de Kubrick est également loin dans ma mémoire (un cinéma de minuit d'au moins 15 ans en arrière. Jamais revu depuis). J'ai le dvd, mais j'attend un peu pour le revoir. J'avais été impressionné par la mise en scène très glacée qui rendait la dénonciation encore plus violente à mon avis.
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Sam 01 Déc 2007, 20:26

cristovil a écrit:
on colle sur les films notre vécu et notre
sensiblilité. C'est pour ça que parfois on peut être ému par un navet qui nous parle.


Oui, tout à fait ! Ou pas forcément ému mais en tout cas "interpelé" par des séquences de certains films et ce, pour x raisons !

Le film hulk par exemple, bourrés de défauts... il est long, pas passionnant, les effets spéciaux sont un peu bizarres... mais les séquences avec les chiens génétiquements modifiés ou dans le désert sont du pure plaisir à regarder !

Pourquoi j'ai du plaisir à regarder cela ? Et bien par exemple, tout simplement parce que ca montre les pouvoirs du personnage au plus proche de la bd ! Ils n'ont pas été amoindrie pour faire "crédibles" auprès du public !

Et accesoirement, j'ai développé une théorie relative à mon enfance, une anecdote en 2 parties, qui aurait plutôt sa place dans le topic "confessions intimes"... :oops:

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Sam 01 Déc 2007, 20:43

D'ailleurs c'est pour ça que parfois il ne faut pas revoir un film qu'on a adoré 10 ans après! on ne comprend plus les raisons de cet "amour".

Pourtant il y a un film dont je ne me suis jamais lassé, c'est Le bon, la Brute et le Truand
Quel plaisir d'avoir le DVD dans un coin et de me dire qu'un jour je pourrais le revoir quand je voudrais. J'ai du le voir 7 ou 8 fois (dont trois fois en payant ma place au ciné) et ça ne loupe pas je marche à fond à tous les coups.
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Sam 01 Déc 2007, 21:22

pfffffff !!!!! M'en parle pas ! Je l'ai vu je ne sais combien de fois ! C'est bizarre car d'une manière générale je ne suis vraiment mais vraiment pas nostalgique mais avec ce film je le suis un peu... Car il fait partie des bons moments de mon enfance/adolescence... C'est ce film qui m'a démontré à quel point un western peut être passionnant ! Car étant gamin, les westerns m'endormaient plutôt qu'autre chose ! :lol:

tuco, le blondin, sentenza... les phrases cultes : " le monde se divise en 2 catégories, ceux qui passent par les portes et ceux qui passent par les fenêtres..." :drunken:

on pourrait y voir comme une métaphore aux relans binaires sur nous même mais dans le film c'est juste une remarque pertinante ! :lol:

Voilà un film sur lequel j'ai aucune prise de tête ou réflexions qui me vient... Je l'apprécie point !

Peut être parce qu'il est trop bien fait... Qu'il remplit sa "mission" : nous faire passer un bon moment... Dans le même registre de film vraiment efficace sur moi : terminator 2... Pareil, pour moi, il est trop bien fait, y'a juste ce qu'il faut de reflexion(en toute petite quantité soit ! :lol: )d'émotions(idem), une bonne dose d'action et d'effets spéciaux, des acteurs vraiment impressionnants dans leurs rôles respectifs... pas de "temps morts" selon moi... une bonne ambiance sonore, des thèmes musicaux qui m'ont marqué à vie...

J'aime l'idée selon laquelle un terminator peut être une super nounou pour un ado ! Et pourtant, en cette vie de "lacunes éducatives" que nous vivons nous les humains depuis la nuit des temps, je devrais y voir une possible référence à une idéologie malsaine qui tendrait à déshumaniser toujours plus les rapports adultes/enfants à des fins "économiques" mais non... L'idée selon laquelle la froideur et la rigueur logique d'une "machine" peut faire mieux qu'un être humain avec toutes ses failles et ses imperfections ne me déplait pas complètement...

Et en même temps, les désaccords, les imperfections, les décalages, les contradictions... les différences quoi ! Moi j'
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Sam 01 Déc 2007, 21:45

tu sais quoi will

tu vois vraiment dans les films des trucs qui à mon avis n'y sont pas (ou alors les mecs n'ont pas fait exprès de les mettre)

à la limite, tu leur apporte de la valeur ajoutée :lol:

j'ose pas te demander quelles métaphores te suggère Les Bronzés font du ski (film que j'ai vu y a pas longtemps et que je trouve assez mauvais pour être franc, je comprend pas le culte qui l'entoure)

Terminator 2: excellent film, mais je préfère le premier (le coup du gâ qui traverse le temps pour sauver la femme qu'il aime... ça me fait fondre :lol: )
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Sam 01 Déc 2007, 22:56

Non non c'est juste que je suis sujet à la hors-sujetophilie et que je suis pas très clair dans mes explications, souvent à un moment donné, je sors du film pour donner ma vision sur tel ou tel sujet puis je reviens sur le film sans vraiment marquer de séparation dans mes explications et donc effectivement, on pourrait croire que je ne regarde pas les mêmes films que tout le monde ! :97854:

Je philosophise, j'idéologise, je politise tout et n'importe quoi, les films ne font pas exception...
:0047:

Mais par exemple, l'idée que le terminator puisse être un éducateur pour connor, je ne l'invente pas ! C'est suggéré de manière plus ou moins furtive dans le film ! Y'a même la voix de sarah connors qui nous dit que de tous les pères possibles et imaginables, le terminator est, dans le monde de fous où nous vivons, le choix le plus raisonnable ! :97849:


Pour les bronzés, j'ai jamais pu les voir en entier, bizarrement, ca me fait pas marrer... :98977:

Oui pour terminator 1, je crois que le mec, il lui vouait une sorte d'admiration(mais était-ce de l'amour car qui peut dire où il commence et où il finit...) avant même de la connaître...

Je sais pas pourquoi(enfin si je sais mais je peux pas le dire ! )mais ca me fait penser à salvador dali, il a "rêvé" et peint sa femme avant même de la rencontrer... :9987:

Est-ce à dire qu'il l'a aimé avant de la rencontrer ? Peu importe dans le fond... :oops:

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Dim 02 Déc 2007, 10:24

Will le revenant... a écrit:

(exemple "d'extrapolations plus ou moins abusives" de ma part : cette "idée" selon laquelle une intelligence artificielle peut répresenter le meilleur choix possible pour s'occuper d'un gamin est à peine suggéré dans le film et dans le bouquin je sais plus...) :

J'aime l'idée selon laquelle un terminator peut être une super nounou pour un ado ! Et pourtant, en cette vie de "lacunes éducatives" que nous vivons nous les humains depuis la nuit des temps, je devrais(<-------- là par exemple je sors complètement du film pour partir en vadrouille dans mes propres raisonnements, là, oui, je ne suis plus du tout dans le film !) y voir une possible référence à une idéologie malsaine qui tendrait à déshumaniser toujours plus les rapports adultes/enfants à des fins "économiques"(et ca ce n'est même pas référencable à une réalité quelconque puisque, que je sache, on n'a pas encore parlé de confier l'éducation des mômes à des intelligence artificielle pour un moindre coût financier... Dans quelques siècles peut être... Mais là on n'y est pas encore ! :006991: ) mais non...

L'idée selon laquelle la froideur et la rigueur logique d'une "machine" peut faire mieux qu'un être humain avec toutes ses failles et ses imperfections ne me déplait pas complètement... ( là en revanche, en observant le personnage admirable-bien qu'imparfait-de sarah connors, qui porte sur ses épaules la survie de l'espèce humaine parce que john est encore trop jeune pour ca, elle le traite durement son fils, et en l'écoutant parler je reviens sur le film : " le terminator ne le battrait jamais, il ne rentrerait jamais saoul ou dirait qu'il est trop occupé pour jouer avec lui, il ne s'arrêterait jamais, il mourrait pour le protéger, de tous les pères possibles et imaginables qui sont passés toutes ces années, c'est le choix le plus raisonnable... " ; ca par contre, c'est dans le film ! putain oui je sais ! faut me suivre !!!! :3999: ) Et forcément, ca me touche parce que quand on me confie un enfant, même une journée ou quelques heures, il est sous ma protection ! Putain, celui qui voudrait lui faire du mal il a intérêt à venir avec des renforts !!!


Je referme cette parenthèse en vous jurant que non, je ne suis pas sponsorisé par une marque d'antalgiques pour maux de tête !!! :mdr:


Et aussi je me permets de rester dans le sujet( )en rebondissant sur un autre film :

A.I. Intelligence artificielle de spielberg





Bon, je dis mon ressenti, je ne me sens pas capable de faire une critique cinéma de toute façons ! :97849: , tout au plus, les acteurs ont l'air correcte, pas forcément crédibles mais correcte sans plus à part osment... Car y'a un côté larmoyant dans ce film... haley joel osment est touchant dans son rôle de petit "robot"... Pour moi c'est pas un robot, c'est un petit garcon, un vrai ! Nous on est programmé par nos gènes, par l'instinct pour aimer notre génitrice, lui c'est par des concepteurs d'i.a, par un programme informatique... Mais au final, le gamin nous entraîne dans sa quête éperdue vers son voeux le plus chère : devenir un vrai petit garcon pour que sa maman adoptive puisse l'aimer et le garder auprès de lui...

" fée bleu, rends moi réel !!! "

Putain, l'espoir éperdue de cet enfant qui fait un voeux... Ca me tire les larmes à chaque fois...

Ahem ! (j'voudrais pas passer pour un sentimental...)

Il y aurait un côté pinocchio dans ce film ? :0047:
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Dim 02 Déc 2007, 13:50

C'est un film que j'ai vu y a pas mal de temps, j'ai oublié des trucs

Pas mon Spielbeg préféré.

On devrait être touché... Mais j'ai trouvé la fin interminable. En fait, il ne sait pas comment terminer son film. Et au bout du compte je suis resté froid aux tourments de ce garçon?/robot?

Le fait est que lorsque le garçon a les traits d'un charmant bambin en quête d'amour, on perd de vue que c'est un robot (tout au plus on considère que c'est un gosse qui a des petits problèmes psychologiques. Et lorsqu'on se dit que c'est jamais qu'un robot, eh bin on perd l'empathie qu'on pourrait avoir pour lui.

Admettons qu'on l'ait représenté comme un tas de ferraille. Par touches subtiles on aurait pu faire passer son comportement vers des attitudes huimaines. On aurait peut-être saisi son glissement progressif vers la quête d'amour, la métamorphose d'un tas de tôle qui devient peu à peu humain.

A la limite on peut se pencher sur le cas de la mère qui se prend d'affection pour lui en sachant que c'est un robot.

Le film devient intéressant lors des scènes où l'on casse les robots défectueux. Ces robots qui sont devenus en quelque sorte vivants et que l'on voue au génocide. J'avoue que cet aspect là m'a plus intéressé. Un peu comme quand on jette notre vieille bagnole qui grinçait de partout mais qu'on aimait bien quand même.

Ce thème est typiquement Dickien (celui qui a écrit le roman qui a inspiré le film blade runner). Le sujet en est très proche: les répliquants ne sont pas humains, pourtant ils le deviennent et revendiquent le droit de ne pas mourir.

Le rapprochement avec Pinocchio est évidemment tentant. Sauf que Pinocchio passe d'un état de marionnette inanimée à celui de petit garçon bien vivant, ce n'est pas un logiciel informatique. Venu à la conscience, il fait l'apprentissage de la vie avec tout le bagage humain qu'il a reçu.

Il faut savoir que Kubrick voulait faire ce film, mais qu'il avait certainement senti l'impasse où cela le menait et qu'il a donc refilé le bébé à Spielberg.

Pourtant Kubrick avait déjà réussi ce genre d'exploit: dans 2001 l'odyssée de l'espace, il nous montrait Hal, le super ordinateur, qui devenait fou et tentait d'assassiner les cosmonautes. Avec peu de moyen, kubrick réussissait à nous faire sentir le moment où il prenait son autonomie pour servir ses propres intérêts et éliminer les obstacles qui se dressaint sur sa route.
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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Dim 02 Déc 2007, 14:40

Oui, le film est un peu long sur la fin c'est vrai... Quand tu parles d'impasse, tu veux dire que le sujet est "casse-gueule" ou qu'il est très(trop ?)complexe pour être abordé dans un film d'à peine 2 h 30 ?

D'après le site allociné, le film serait inspiré d'une nouvelle de Brian Aldiss Supertoys last all summer long..

Blade runner, je l'ai vu à la télé quand j'étais gamin, faut que je le revois ! :00025:


Et d'après wikipédia, Philip K. Dick quand à lui, aurait également été une source d'inspiration pour des films tels que minority report ou total recall...

Pourrais-tu me donner ton opinion sur ces 2 derniers films ?




:mdr: spécial dédicace pour le boss !



Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Cristovil fait rien qu'à critiquer   Dim 02 Déc 2007, 15:26

Déjà il faut savoir que Dick a beaucoup été adapté... et toujours trahi.

Son oeuvre est basé sur les faux semblants et sur la réalité fuyante. Chez Dick, le monde n'est pas tel qu'on le croit. Il faut savoir que Dick était schizophrène et touter son oeuvre est à lire sous cet angle.
A la fin de sa vie, Dick étrait persuadé que nous vivions encore à l'époque de l'empire romain et que le monde tel que nous le voyons était une illusion.

Le cinéma en général adapte ses romans ou nouvelles en ne convervant que le côté anecdotique des intrigues et jamais on ne retrouve l'univers complexe du romancier (mais c'est dur à rendre au cinéma, il faut le reconnaître).

Total recall est adapté d'une nouvelle. C'est l'histoire d'un homme qui se réveille avec des souvenirs qui ne sont pas les siens. Il recherche sa véritable identité sans savoir ce qui est vrai ou faux. Un thème Dickien par excellence qui conduit souvent au vertige. Le film n'a que très peu de rapports avec la nouvelle (mais c'est un bon film malgré tout). La sauce a ét délayée et adaptée pour en faire un véhicule pour Schwarzy, mais Verhoeven est un bon réal et il s'en tire bien.

Minority Report est, si je me rappelle bien, est l'histoire d'une brigade dont les agents peuvent deviner que quelqu'un va devenir un meurtrier avant même que celui-ci commette son acte. Exemple typique de l'imagination de Dick.
Je ne me rappelle plus trop du film (juste que j'étais fatigué ce soir là et que je m'étais endormi par moments), il faudrait que je le revoie. Certaines scènes sont impressionnantes. Disons que Spielberg exploite bien le matériel de base, mais on se retrouve dans un scénario qui rationalise là où il aurait du nous étourdir et débouche finalement sur un polar futuriste bien réalisé mais sans surprises à mon avis.

Le cinéma ricain a tendance à tout simplifier car ils ont peur que le kid de base n'y pige que dalle, donc moins d'entrées et moins de pop corn vendu lol
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Cristovil fait rien qu'à critiquer

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